Société

Dérives sectaires : Le gouvernement sait-il vraiment ce qu’il fait ?

Deux ans après avoir amputé la mission de lutte contre les sectes (Miviludes), le gouvernement annonce vouloir la réformer. Ce changement de cap intervient alors que le fait sectaire n’a jamais été aussi important dans la société. Les conseillers d’Emmanuel Macron prennent-ils enfin le problème au sérieux ? Ou s’agit-il d’un écran de fumée pour un organisme d’Etat soumis à des influences externes ? Enquête au cœur du combat face aux gourous.

« Bon Noël ». C’est le dernier message que lui a envoyé sa fille, avec qui elle n’a plus de contact depuis deux ans. La cinquantaine, Nicole* fait partie de ces personnes dont la vie a basculé à la suite d’une emprise sectaire. À la suite d’une rencontre faite sur un forum, elle fait la connaissance d’une « femme chaleureuse et agréable », avec qui elle noue une relation d’amitié. Nicole finit par rejoindre, avec sa fille, un groupe d’une dizaine de personnes pour participer à des sessions de psychothérapie. L’emprise sectaire se met en place, c’est-à-dire « des pressions ou des techniques ayant pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter chez une personne un état de sujétion psychologique ou physique, la privant d’une partie de son libre arbitre ». Nicole dépense plusieurs milliers d’euros pour des séances privées et collectives, achète à sa nouvelle amie des prétendus messages venus de l’Au-Delà ainsi que des livres aux intitulés farfelus sur le sujet. Elle finit par ouvrir les yeux lorsqu’un message « venus des morts » lui conseille fermement de déménager sans laisser de traces. Trop tard. Sa fille a radicalement changé de comportement, jusqu’à couper les ponts. « Mes petits-enfants ne me parlent plus non plus, je les ai élevés et ils sont désormais persuadés que je suis une ennemie » conclue Nicole, la voix voilée par la douleur.

Dans leur recherche de soutien pour l’aider à sortir de cette emprise, les proches de Nicole se sont tournés vers la Mission interministérielle de lutte et de vigilance contre les dérives sectaires (Miviludes). Depuis 2002, cette structure d’Etat a pour but d’accompagner les victimes à sortir de leur emprise psychologique. Pour une raison qu’ils ignorent, celui-ci n’a pas pu agir et a préféré les rediriger vers une association d’aide aux victimes de secte. Dans les faits, cette prise de contact avec la Miviludes intervient à la fin de l’année 2019, au moment même où elle est menacée de disparition. L’affaire éclate au grand jour en décembre 2019 grâce à un article de Marianne. Bien informé, le journaliste Thomas Rabino fait part de la réduction des effectifs, de la menace de suppression des archives ainsi que du passage de cette mission interministérielle sous le giron de ministère de l’Intérieur. L’opinion publique est particulièrement altérée par les changements de traitement des victimes. Celles-ci ne seraient plus reçues en toute confidentialité mais devant les autres employés de la place Beauvau. Son travail fait grand bruit et contraint le gouvernement à faire marche arrière. Dans une réponse adressée à Marianne, il informe que les intentions du Premier ministre, Edouard Philippe à l’époque, sont seulement de « réformer » la Miviludes.

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Si la réduction du nombre d’employés, qui passe de 12 à 8, est bien effectuée, les archives ne sont pas détruites. Difficile de lutter – même chose avec une douzaine de personnes – contre un phénomène qui toucherait environ 500 000 personnes dans l’Hexagone. La Miviludes quitte donc Matignon pour passer sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Bien que sans président depuis le départ du socialiste Serge Blisko en 2018, elle est maintenue, au moins en apparence. « En toute modestie, cet article et ceux qui ont suivi ont permis le sauvetage de la Miviludes » commente Thomas Rabino, pas peu fier d’avoir soutenu la Mission lorsqu’elle « risquait de souffrir ». Si l’empêtrement de la lutte sectaire trouve un certain écho en 2019, il avait été ressenti par ses principaux acteurs cinq ans auparavant.

Avant de fonder le courant anthroposophique, Rudolf Steiner était architecte [Crédits : Rosemarie Voegtli]

« On avait vu arriver la disparition de la Miviludes dès 2014, avec l’amplification de la radicalisation islamique » recontextualise Charline Delporte, la présidente du Centre national d’accompagnement familial face à l’emprise sectaire (CAFFES). Le terrorisme djihadiste a eu un effet direct sur la lutte faîte contre les sectes. Tout combat doit être mené avec des moyens financiers adéquats. Mais à partir de 2014/15, les finances allouées à ces associations d’utilité publique ont été modifiées. « On n’avait plus de subventions pour le fait sectaire, mais on en avait pour la radicalisation » confirme Charline Delporte. Le gouvernement souhaitait alors s’attaquer aux menaces visibles, que sont rarement les sectes. Lutter contre la menace djihadiste étant devenue la priorité, les associations d’aide aux victimes de sectes ont dû s’adapter. Sans réellement savoir comment.

L’arrivée de Macron ampute la lutte sectaire

Avec l’arrivée au pouvoir en 2017 d’Emmanuel Macron, la lutte contre les dérives sectaires a pris un nouveau coup. Le manque d’expérience de ce nouveau gouvernement a progressivement eu raison de la lutte contre le fait sectaire, « ils étaient à la traîne » rajoute la présidente du CAFFES. La symbolique est forte, les équipes du nouveau président n’ont pas reçu les acteurs de ce combat. De Jacques Chirac à François Hollande, tous avaient adressé leurs encouragements aux associations d’aide aux victimes. Conscientes d’être désormais mises de côté, ces dernières apprennent sans réelle surprise ce qu’elles appellent la « dilution programmée [de la Miviludes] au sein du ministère de l’Intérieur ».

La Mission interministérielle était le relais entre les civils et le gouvernement. En octobre 2019, avant même que ce déplacement ne soit révélé dans la presse, le CAFFES organise avec d’autres organisations une pétition, dans laquelle est demandé de « maintenir la Miviludes ». En quittant l’autorité du Premier ministre, cet organisme d’Etat perd sa fonction interministérielle, jugée essentielle pour lutter contre la dérive sectaire. « Qu’il le veuille ou non, je pense que le président a été obligé de nous entendre » poursuit Charline Delporte, qui met en avant les quelques milliers de signatures recueillies dans plus d’une trentaine de pays.

Deux mois après cette pétition, Marianne dévoile publiquement le sombre avenir qui est promis par le gouvernement à la Miviludes. Face à la vive contestation sur les réseaux sociaux, les équipes d’Edouard Philippe sont contraintes d’affirmer que l’existence de cette mission n’est pas remise en cause. La structure n’est pas pour autant tirée d’affaire. Après avoir vu leurs effectifs réduits, et toujours sans personne à la présidence, ses membres apprennent au détour d’un email qu’ils changeront de locaux la semaine suivante. Nous sommes alors au début du mois de juillet 2020 et ce nouveau bouleversement dans la Miviludes est interprété comme la dernière tentative pour isoler la lutte contre les sectes. À nouveau chargé par Marianne d’enquêter sur le sujet, Thomas Rabino constate notamment que les archives de la Miviludes – les mêmes qui avaient failli être détruites en décembre de l’année précédente – ne sont pas transférées dans les nouveaux locaux.

La pandémie a créé une angoisse tout à fait réelle

Charline Delporte, presidente du caffes

Ce déménagement intervient pourtant quelques mois après la fin du confinement, qui a vu augmenter le nombre de dérives sectaires partout en France. Les différentes associations d’aide aux victimes enregistrent au moins 20% de sollicitations supplémentaires. « On a eu énormément de boulot, la pandémie a créé une angoisse tout à fait réelle » confirme Charline Delporte, qui prend en exemple le nombre croissant de personnes vendant les bienfaits de leurs « remèdes maison » contre la COVID-19. La crise sanitaire a considérablement renforcé les dérives thérapeutiques. À petite – Internet permettant de toucher facilement beaucoup de monde – comme à grande échelle.

C’est notamment le cas du mouvement anthroposophique, fondé par l’Autrichien Rudolf Steiner. Suite à une vision qu’il aurait eue en 1907, ce dernier préconise l’utilisation de gui blanc fermenté pour soigner les cancers. L’anthroposophie est également connue pour son opposition totale à la vaccination. Une position qui trouve un certain écho dans la période pandémique actuelle. Pour se soigner du coronavirus, les médecins anthroposophes Georg Soldner et Thomas Breitkreuz recommandent par exemple d’utiliser des compresses de gingembre. Certains courants religieux ont également profité de la pandémie, à l’image des Témoins de Jéhovah, dont le discours apocalyptique a plus que jamais trouvé écho.

Se défendant d’être une secte, la Scientologie est une religion aux Etats-Unis [Crédits : Alexander Jorgensen]

Une nouvelle vie pour la Miviludes avec Marlène Schiappa ?

Malgré tous les bâtons mis dans ses roues, la Miviludes et son ridicule budget d’environ 500 000 euros sont parvenus à poursuivre leur mission d’alerte. Dans une note publiée le 24 février dernier, rendue publique par l’AFP, elle s’alarme de « l’augmentation des pratiques susceptibles d’engendrer des dérives sectaires » depuis le premier confinement. Thèses complotistes autour de la 5G, dénonciation des ventes de médecines parallèles ou encore mises en garde face à l’Eglise Universelle du Royaume de Dieu, la Miviludes balaie la sphère des dérives sectaires. Le moment est venu pour Marlène Schiappa d’intervenir. Dès le lendemain, la ministre déléguée à la citoyenneté prend le micro d’Europe 1. « La Miviludes est désormais placée sous mon autorité, au ministère de l’Intérieur. Nous la renforçons » annonce-elle, la voix ferme et autoritaire. La femme de 38 ans annonce une refonte de la mission, qui conserve son nom et ses objectifs. En guise de bonne foi, Hanène Romdhane est nommée à sa présidence. Avant sa nouvelle prise de fonction le 1er mars, celle-ci était directrice des affaires juridiques auprès du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

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Pour lutter au mieux contre les dérives sectaires, Marlène Schiappa a doté la Miviludes d’un conseil d’orientation, qui a pris ses fonctions au début du mois d’avril. En plus de Hanène Romdhane, il comprend la psychologue Anne-Marie Hirigoyen, Joséphine Cesbron – la présidente de l’association d’aide aux victimes UNADFI –, Georges Fenech – qui a dirigé la Miviludes entre 2008 et 2012 – ainsi que le sociologue Gerald Bronner. En apparence, Marlène Schiappa se donne les moyens de recréer un véritable organisme de lutte contre les dérives sectaires. À l’exception de Gerald Bronner – qui « regrette de ne pas pouvoir répondre » –, la plupart des membres de ce conseil n’ont pas donné suite à nos sollicitations. Il est également intéressant de constater le retour de Georges Fenech dans la mission. Lors de l’absorption de la Miviludes par le ministère de l’Intérieur, l’ancien député Républicain du Rhône avait publiquement dénoncé les « influences occultes au plus haut niveau de l’État » avant d’ajouter que « la Miviludes dérange » dans un article pour Marianne. Contacté, Georges Fenech n’a pas souhaité commenter ses déclarations faites en juillet 2020.

Par son annonce, quelques heures après la publication du rapport de la Miviludes, Marlène Schiappa veut montrer que le fait sectaire est pris au sérieux. Mais comment convaincre lorsque l’année précédente, cette même mission était privée de ses moyens et mis de côté ? « Je ne suis ni pessimiste, ni optimiste » confie Charline Delporte, qui attend simplement de voir comment cette refonte va s’organiser et si la Miviludes « écoutera [ses] doléances ». Au contraire de Thomas Rabino : « J’ai l’impression qu’il va se passer le contraire de ce qu’elle a dit ». Assez discret au moment d’évoquer le futur de la mission, le journaliste glisse cependant que de « nouvelles mesures vont priver la Miviludes de certaines de ses activités essentielles ».

Le déménagement de la mission en dehors du giron du Premier ministre est très révélateur. C’est en tout cas ce que pointe Jean-Pierre Brard, député de Seine-Saint-Denis pendant 23 ans et impliqué en tant que tel dans la lutte contre les dérives sectaires. « La Miviludes est devenu un gros mensonge » rappelle-t-il d’entrée, expliquant que « le fait de garder le nom alors qu’elle est rattachée à l’Intérieur indique bien la volonté de dissimuler ». Une technique de communication. En effet, le passage sous l’autorité du ministre de l’Intérieur empêche de facto la collaboration avec les autres ministères, comme c’était le cas depuis la création de la Miviludes en 2002.

Un retournement de veste gouvernemental

Si aujourd’hui le gouvernement s’affirme en tant qu’obstacle aux sectes, il montrait des velléités contraires l’année passée. Chaque acteur de ce combat s’est un jour interrogé sur l’influence de certaines organisations au sommet de l’Etat. Il n’est pas question d’infiltration d’une société secrète à l’Elysée mais seulement d’ententes discrètes entre certains proches du pouvoir et des mouvements considérés comme sectaires. Il est ainsi important de rappeler qu’il n’y a pas de notion de « secte » dans le droit français. La Miviludes s’est toujours appuyée sur « l’atteinte à l’intégrité physique et psychique » des victimes pour poursuivre les gourous.

Si imaginer une présence de groupe sectaire au sein du gouvernement peut – justement – relevé du complotisme, certaines connexions avérées posent cependant question. C’est par exemple le cas de l’ancienne ministre de la culture Françoise Nyssen, en poste de mai 2017 à octobre 2018. Avec son mari, cette femme d’aujourd’hui 69 ans a fondé l’Ecole du domaine du possible, institution privée en lien direct avec la pédagogie Steiner, et donc l’anthroposophie. Dès 2017, l’opposition avait souligné ces liens flous. Sur BFMTV, Jean-Luc Mélanchon avait ainsi qualifié la ministre de « plus ou moins liée aux sectes ». L’académie d’Aix-Marseille avait été obligée d’intervenir, arguant que l’établissement en question n’est pas suspecté de dérive sectaire.

La Miviludes est devenu un gros mensonge

Jean-pierre brard, ancien deputé

L’exemple de Françoise Nyssen est parmi les plus symboliques. Il figure parmi les rares cas où une relation est établie avec un mouvement caractérisé comme sectaire par la Miviludes. Encore plus récemment, la Scientologie – mouvement né aux Etats-Unis et considéré outre-Atlantique comme une religion – a acquis pour plus de 33 millions d’euros un imposant bâtiment à Saint-Denis, malgré les protestations des associations. « Mais enfin, évidemment qu’il y a une infiltration au sein de l’Etat » réagit Charline Delporte, visiblement surprise que l’on puisse se poser la question. C’est en tout cas ce qu’affirmaient les sources de Thomas Rabino, « on constate que certaines personnes sont proches de mouvements réputés comme sectaires » poursuit-il, illustrant notamment son propos avec Françoise Nyssen. Des questions peuvent également se poser lorsque Nicolas Sarkozy, puis Emmanuel Macron reçoivent l’acteur Tom Cruise, membre assumé de l’Eglise de Scientologie, à l’Elysée. « Ce sont des mouvements très riches, avec beaucoup d’influence » rappelle le journaliste.

Influences externes mais peur du complot

Ayant travaillé au sein de la Miviludes, Jean-Pierre Brard a à cœur de dénoncer ces influences. Selon l’ancien député communiste, « les sectes sont très introduites dans l’appareil d’Etat et avancent masquées » pour bloquer la lutte contre ces dérives. Afin d’attester son propos, l’ancien député revient sur l’amputation de la mission interministérielle en 2019. Peu de temps avant que la Miviludes ne soit mise de côté, Edouard Philippe – alors Premier ministre – avait tenu à féliciter le travail de la mission interministérielle. C’est pourtant lui qui met en œuvre la réduction palpable de ses moyens. Pour Jean-Pierre Brard, l’ancien Premier ministre était favorable à la lutte contre les sectes. « Son poste fait qu’il était très occupé, il y a forcément quelqu’un de son cabinet qui était dans le coup, influencé par un groupe sectaire. On lui a passé le sujet en douce » estime l’homme de 73 ans.

En 2013, des manifestations avaient été organisées contre la Miviludes [Crédits : Pierre Verdy / AFP]

Le gouvernement français aurait-il peur qu’un évènement similaire prenne place en France ? Fait sectaire et complotisme sont souvent liés. « Il ne faut pas les sous-estimer, ces personnes sont sûres de détenir la vraie vérité » confirme Charline Delporte, avant d’ajouter que l’on « peut très bien imaginer qu’une chose similaire à l’incident du Capitole arrive à l’Assemblée nationale ». Une telle crainte pourrait expliquer le regain d’intérêt pour la Miviludes, seul office d’Etat à être habituée à côtoyer et connaître – depuis deux décennies – les effets potentiels d’une emprise sectaire. Pas de quoi convaincre Jean-Pierre Brard pour qui « si ce combat devait se poursuivre, on l’aurait rattaché au Premier ministre ». L’actualité récente pourrait cependant avoir convaincu le gouvernement de remettre la lutte contre les dérives sectaires sur les rails. L’annonce de la ministre déléguée à la citoyenneté intervient environ un mois et demi après l’attaque du Capitole. Le 6 janvier, plusieurs milliers de manifestants apparentés au mouvement complotiste QAnon prenaient d’assaut le siège du pouvoir législatif étasunien. À l’instar des sectes, QAnon est dirigé par une personne non-identifiée, appelée « Q », qui propage ses théories sur des forums tel que 8kun – anciennement « 8chan ».

Dans un contexte où l’influence des sectes et des prédicateurs en tout genre n’a jamais été aussi forte, la Miviludes est essentielle. La prise en charge de cette mission par Marlène Schiappa donne l’impression que le gouvernement change de position concernant ce combat. Des mesures fortes doivent être prises pour donner du crédit à cette Miviludes reformée, afin de convaincre des acteurs qui « attendent encore de voir ». Il est toujours possible de penser qu’il s’agit d’un écran de fumée, moins de deux ans après l’amputation des moyens de cette structure. Du côté des organisations régulièrement pointées du doigt, « elles ne se sentent pas concernées par l’objet de cette mission ». C’est en tout cas ce qu’affirme Eric Roux, le président de l’Union des Eglises de Scientologie de France, fier que son « mouvement religieux moderne » connaisse une « expansion sans précédent ces dernières années »…

* : Le prénom a été modifié sur demande de l’intéressée

Tous propos recueillis par Jérémy Lequatre-Garat, sauf mentions

2 réflexions au sujet de “Dérives sectaires : Le gouvernement sait-il vraiment ce qu’il fait ?”

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